Jardin secret.

J'ai tout abandonner. Tout ce que j'avais entrepris avant, pour me donner à fond dans ce nouveau jardin, parce rien n'avait plus de sens que ce qui s'annonçait... Plus rien n'avait plus de sens que toi.
J'y ai tout mis, tout ce que j'avais, j'ai voulu tout donner! Pas assez visiblement... Ou peut-être trop.
J'ai certainement été trop maladroite... Il faut dire que c'était la première fois que j'avais tant envie de construire quelque chose a deux.
À deux... Aujourd'hui, ça ne signifie plus grand chose tout ça. À quoi va-t-il ressembler maintenant ce jardin sans toi ?!
Je n'en sais rien, tout ça n'a aucun sens, et pourtant, je m'efforce d'entretenir ce jardin, cultivé paradoxalement de regrets et d'espoirs, de souvenirs et d'illusions, de chagrin et de promesses...
Tout ça est inexploitable, je le sais, je perds mon temps... Je passe peut-être à côté d'occasions de construire de nouvelles choses, de cultiver de nouveaux jardins plus prometteurs... Qu'importe, rien ne compte plus que celui que nous avons commencer ensembles! Je m'enferme dedans car rien ne m'a appartenu plus que ce jardin, rien ne m'appartient plus, et rien ne m'appartiendra plus que celui-ci !
Je ne dois pas être prête du moins... J'ai tellement peur... de recommencer, d'être encore plus maladroite, de tomber sur de plus mauvaises herbes encore...
Je préfère rester dans notre jardin à nous, même si plus rien n'y pousse, même si ça me fait mal de voir toutes ces herbes mortes... J'y ai tellement mis du miens dans ce jardin, que si j'en sors, j'ai m'impression que je ne suis plus grand chose... Tout mon être, toute mon âme, tout mon coeur y est... Tout recommencer me semble impossible...
Pourtant Ce serait peut-être moins difficile que de me battre contre le vent, contre le temps, contre ta volonté ! Contre la réalité, je me bat pour cultiver un jardin d'illusion...
Un jardin qui n'a plus d'éclat, plus d'odeurs, plus de lumière... Juste des graines d'espoir semées avec acharnement sur une terre infertile...

# Posted on Saturday, 05 December 2009 at 4:04 PM

Edited on Wednesday, 16 December 2009 at 2:01 PM

"'oublier qu'ici on est rien, oublier qu'ici on a peur"...

Je te jure que j'essaye, je te jure que j'aimerais m'en débarrasser, mais il ne veut pas se barrer le salaud ! Il me fait suffoquer, il m'empêche d'avancer, il me fait pleurer, il me fait si mal ! Il me rend folle, PUTAIN, il me rend DINGUE !! Mais j'arrive pas, je peux pas lutter, il est tellement puissant... Je ne me sens pas à sa hauteur, j'y arrive pas !
Plus ça va, et plus c'est d'un ridicule affligeant! C'est pathétique mais j'ai pas l'air d'être déterminée à m'en débarrasser... J'avais miser tellement d'espoir sur lui faut dire ! Je m'y étais sacrément accroché! C'est de ta faute aussi ...! Et si je l'ai plus je me casse complètement la gueule ! Ne suis-je pas tomber assez bas me diras-tu ?! Alors disons que j'ai peur de remonter la pente... Sans lui. J'ai peur, parce qu'il à tous mes songes, toutes mes illusions... Parce que j'ai sans doute encore trop besoin de me cacher derrière des apparences... et que les siennes m'ont été jusqu'à présent les plus rassurantes... Tu as su les modeler à la hauteur de mes plus profonds rêves !
Mais putain on m'avait bien dit qu'il ne fallait pas se fier aux apparences !
J'ai voulu trop vite cueillir la rose... j'en garde encore les cicatrices de ses épines.

# Posted on Tuesday, 01 December 2009 at 5:35 PM

Edited on Wednesday, 02 December 2009 at 5:01 AM

L'âge de raison.

L'âge de raison.
On est encore un peu gamin, et on a qu'une envie, c'est de grandir !
Plus obligé d'aller à la danse, ni au judo, au solfège ou au théâtre, plus obligé de manger chez mamie le mercredi, ni de passer nos vacances chez notre grande tante en Normandie, on ne sera même plus obligés d'aller à l'école, ni de rentré avant minuit le soir! On fera ce qu'on voudra quand on voudra ! Les seuls engagements qu'on aura ne dépendrons que de nous ! Et encore, on se met d'accord pour ne pas en prendre trop des engagements ! Pas finir comme nos parents, soumis à leur routine, embarqué dans la spirale métro-boulot-dodo... Quelle horreur !
Puis on grandit... Petit à petit, on abandonne la danse et le judo, le solfège et le théâtre, on abandonne même mamie le mercredi midi ! Sans parler de notre grande tante... Pour passer nos premières vacances entre "potes" ! On vit la nuit, passant nos journées entières dans notre lit, on vit au jour le jour, on ne s'engage dans rien, même pas dans ses relations ! On a arrêter l'école, parce que les devoirs c'était chiant, et que les études c'était pas notre truc ! On fume, on boit, on baise ! la LIBERTÉ quoi !
Et puis la réalité nous rattrape... À trop renier les engagements, on se perd ! On a pas voulu choisir de voie, car c'était forcément se soumettre à un processus bien définit ! Or nous on voulait le choix, la LIBERTÉ ! Mais seulement voilà, à trop vouloir négliger les engagements, jusqu'aux relationnels, on se retrouve seul, seul avec notre liberté, si grande que l'on ne sait pas quoi en faire, elle est démesurée cette liberté !
Nous qui avons tant fait pour fuir les limites d'une vie trop définit, nous qui voulions croquer la liberté à pleine dents, voilà que c'est elle qui nous croque ! nous voilà enfermé dans une "cage sans barreaux" ...
On comprend alors que la liberté, passe par les engagements finalement !
La liberté, c'est le choix de ses engagements, et c'est les suivre jusqu'au bout... C'est par les engagements que l'on maîtrise sa vie, et maîtriser sa vie, c'est là , la liberté.

# Posted on Tuesday, 01 December 2009 at 3:55 PM

Edited on Monday, 07 December 2009 at 11:27 AM

Combustible.

Combustible.
C'est un peu comme des braises incandescentes qui n'attendent que d'être ravivées au fond du coeur, les sentiments... Jusqu'à ce qu'on tombe sur la personne dont les mots jettent un souffle plus puissant que les autres, dont les bras ont une ardeur plus intense...
Le coeur s'enflamme alors comme jamais, c'est puissant, ça brûle et c'est si bon.
Inéluctablement destructeur par son intensité, il finit par brûlé les ailes, par aveuglé, il consume la raison, il réduit le coeur en cendres...
Les braises de toi,toujours, en repos...
Cet amour est en suspend. C'est toi et toi seul qu'il attend. Et si tu ne reviens pas...
Un jour, quelqu'un aura peut-être le souffle encore plus puissant que le tient, peut-être des bras plus chaleureux encore! La force de faire renaître mon amour de ses cendres tel le phoenix, et de porter mon coeur comme un flambeau... La force de réduire tes braises en poudre... Et de ne faire de cette flamme acharnée, que le joli souvenir d'une délicate étincelle, qui à éparpillé en moi et pour toujours, des poussières de toi...

# Posted on Monday, 23 November 2009 at 2:36 PM

Edited on Friday, 27 November 2009 at 3:59 PM

Samedi soir.

Boite de nuit, ou vois d'accès rapide au bonheur.
Samedi soir, allons danser, allons s'enivrer, on va tout oublier !
Samedi soir, éloignons nous de la réalité, oublions nos peines dans l'ivresse, et laissons-nous aveuglé par les paillettes de la fête !
Samedi soir, faisons-nous pleins d'amis, imitons l'amour, suivons nos désirs, et laissons-nous aller !
Samedi soir et tous ses rires, toutes ses joies, samedi soir et tout ses éclats !

Ces éclats ternis par le Dimanche matin, prise de conscience...

Boite de nuit ou voie d'accès rapide à la déchéance humaine.
Samedi soir, allons nous enfermer dans un lieu qui pu l'hypocrisie, allons nous ridiculiser dans un état d'ébriété, allons dégueuler notre rancoeur, allons perdre davantage le goût de l'amour dans des bouches impures, allons perdre le sens de la tendresse dans des bras vicieux, éloignons-nous des vraies valeurs!
Samedi soir et tous ses mensonges, ses trahisons, samedi soir et toute son obscurité !

Aller, Samedi prochain on remet ça !

# Posted on Sunday, 01 November 2009 at 12:15 PM

Edited on Sunday, 01 November 2009 at 7:00 PM